domingo, 7 de septiembre de 2008

To Ramona

Ramona, come closer,
Shut softly your watery eyes.
The pangs of your sadness
Shall pass as your senses will rise.
The flowers of the city
Though breathlike, get deathlike at times.
And there's no use in tryin'
T' deal with the dyin',
Though I cannot explain that in lines.

Your cracked country lips,
I still wish to kiss,
As to be under the strength of your skin.
Your magnetic movements
Still capture the minutes I'm in.
But it grieves my heart, love,
To see you tryin' to be a part of
A world that just don't exist.
It's all just a dream, babe,
A vacuum, a scheme, babe,
That sucks you into feelin' like this.

I can see that your head
Has been twisted and fed
By worthless foam from the mouth.
I can tell you are torn
Between stayin' and returnin'
On back to the South.
You've been fooled into thinking
That the finishin' end is at hand.
Yet there's no one to beat you,
No one t' defeat you,
'Cept the thoughts of yourself feeling bad.

I've heard you say many times
That you're better 'n no one
And no one is better 'n you.
If you really believe that,
You know you got
Nothing to win and nothing to lose.
From fixtures and forces and friends,
Your sorrow does stem,
That hype you and type you,
Making you feel
That you must be exactly like them.

I'd forever talk to you,
But soon my words,
They would turn into a meaningless ring.
For deep in my heart
I know there is no help I can bring.
Everything passes,
Everything changes,
Just do what you think you should do.
And someday maybe,
Who knows, baby,
I'll come and be cryin' to you.

viernes, 5 de septiembre de 2008

Y si,
odio esto.
Será mi sinceridad innata, mi sobreestimación de dureza, mi certeza de ser la hija no reconocida de Tom Waits, mis paredes, mis noches de bar, mi madre que devolvía mis muñecas.
Ni sería mujer sino fuera por esa necesidad brutal de que alguien entienda.
De dejar las vidrieras.
De un silencio pacífico, de algo que no se posea ni se deba, de las cosas que no requieren esfuerzo.
Como el sol.
Sí, así de cursi.
Nunca pensaste que de mi boca llena de confites y malas palabras podría salir algo parecido, no?
Y, no. Yo tampoco.
Pasa que vos querés sabores. Yo soy joven y quiero el mundo.












(Los antídotos contra la aventura por fin surtieron efecto. Y al fin y al cabo tampoco estoy hecha de papaya, hombre)

jueves, 4 de septiembre de 2008
















A lo largo de mi vida, he leido tantos cuadritos
como libros 'de en serio'
Muchas gracias!
Feliz día de la historieta!

miércoles, 3 de septiembre de 2008

lunes, 1 de septiembre de 2008

Cómo nunca llegar a ser cirujana

Vos quién sos?
Una practicante de la guardia.
Hablaste con el cirujano?
No.
Y cómo entraste?
Me dijeron de traumato que podía pasar.
Pero hablaste con el (supermegaarchitodopoderoso.o.sea.YO) cirujano encargado?
No.
Y no le pediste al cirujano encargado si podías pasar?
No.
Sin risita ni comentario sagaz ni movimiento de culo insinuante al irme.

Y NO SOY MARíA
Si querés una María, buscate una María.
A mí me tratás de yo, divo quirúrgico.

miércoles, 27 de agosto de 2008

L' Accordeoniste
La fille de joie est belle
Au coin de la rue Labas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java

Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java

Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit

Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...

...
ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...

viernes, 22 de agosto de 2008

Llamaba a gritos al agua
desde cualquier azotea,
cómo decía Alfonsina.

Ni ella ni yo.

Serían los ojos azules
o el sudor de sauces
o las ventanillas de tren.

En algún rincón, sí lo sabíamos: nos quedó el viento.

Se secaron las plantas de mis pies,
se ajaron
se partieron
se deshidrataron
como les pasa a los niños que se quedan sin nacer
cuando llega el momento.