viernes, 5 de septiembre de 2008
Y si,
odio esto.
Será mi sinceridad innata, mi sobreestimación de dureza, mi certeza de ser la hija no reconocida de Tom Waits, mis paredes, mis noches de bar, mi madre que devolvía mis muñecas.
Ni sería mujer sino fuera por esa necesidad brutal de que alguien entienda.
De dejar las vidrieras.
De un silencio pacífico, de algo que no se posea ni se deba, de las cosas que no requieren esfuerzo.
Como el sol.
Sí, así de cursi.
Nunca pensaste que de mi boca llena de confites y malas palabras podría salir algo parecido, no?
Y, no. Yo tampoco.
Pasa que vos querés sabores. Yo soy joven y quiero el mundo.
(Los antídotos contra la aventura por fin surtieron efecto. Y al fin y al cabo tampoco estoy hecha de papaya, hombre)
odio esto.
Será mi sinceridad innata, mi sobreestimación de dureza, mi certeza de ser la hija no reconocida de Tom Waits, mis paredes, mis noches de bar, mi madre que devolvía mis muñecas.
Ni sería mujer sino fuera por esa necesidad brutal de que alguien entienda.
De dejar las vidrieras.
De un silencio pacífico, de algo que no se posea ni se deba, de las cosas que no requieren esfuerzo.
Como el sol.
Sí, así de cursi.
Nunca pensaste que de mi boca llena de confites y malas palabras podría salir algo parecido, no?
Y, no. Yo tampoco.
Pasa que vos querés sabores. Yo soy joven y quiero el mundo.
(Los antídotos contra la aventura por fin surtieron efecto. Y al fin y al cabo tampoco estoy hecha de papaya, hombre)
jueves, 4 de septiembre de 2008
miércoles, 3 de septiembre de 2008
lunes, 1 de septiembre de 2008
Cómo nunca llegar a ser cirujana
Vos quién sos?
Una practicante de la guardia.
Hablaste con el cirujano?
No.
Y cómo entraste?
Me dijeron de traumato que podía pasar.
Pero hablaste con el (supermegaarchitodopoderoso.o.sea.YO) cirujano encargado?
No.
Y no le pediste al cirujano encargado si podías pasar?
No.
Sin risita ni comentario sagaz ni movimiento de culo insinuante al irme.
Y NO SOY MARíA
Si querés una María, buscate una María.
A mí me tratás de yo, divo quirúrgico.
Una practicante de la guardia.
Hablaste con el cirujano?
No.
Y cómo entraste?
Me dijeron de traumato que podía pasar.
Pero hablaste con el (supermegaarchitodopoderoso.o.sea.YO) cirujano encargado?
No.
Y no le pediste al cirujano encargado si podías pasar?
No.
Sin risita ni comentario sagaz ni movimiento de culo insinuante al irme.
Y NO SOY MARíA
Si querés una María, buscate una María.
A mí me tratás de yo, divo quirúrgico.
miércoles, 27 de agosto de 2008
L' Accordeoniste
La fille de joie est belle
Au coin de la rue Labas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java
Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...
...
ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...
La fille de joie est belle
Au coin de la rue Labas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java
Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...
...
ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...
viernes, 22 de agosto de 2008
Llamaba a gritos al agua
desde cualquier azotea,
cómo decía Alfonsina.
Ni ella ni yo.
Serían los ojos azules
o el sudor de sauces
o las ventanillas de tren.
En algún rincón, sí lo sabíamos: nos quedó el viento.
Se secaron las plantas de mis pies,
se ajaron
se partieron
se deshidrataron
como les pasa a los niños que se quedan sin nacer
cuando llega el momento.
jueves, 31 de julio de 2008
Moriría por verte.
Pero no sos vos, soy yo,
mis medias corridas ante la especiada
superficie de tu alma en papel blanco.
Soy la más joven de esa raza de mujeres
que buscan agua
para diluirse todos los jueves de mañana.
Si buscas a las otras…
Bueno, ya podrá decirte el tiempo
y las orillas,
que han sido encontradas;
sólo quedo yo.
Flotando. Dispersando mis días.
Muriendo. Por verte.
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